Dans la continuité des travaux menés entre 2021 et 2024 sur la partie aval du ruisseau du Pélican, Eaux & Vilaine engage en 2025 un nouveau chantier sur la partie amont de ce cours d’eau situé à Pipriac (Ille-et-Vilaine).
Objectif : redonner au ruisseau un tracé et un fonctionnement naturels, pour restaurer sa biodiversité et contribuer à l’atteinte du bon état des masses d’eau, fixé par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) pour 2027.
Ce projet est mené par l’Unité de Gestion Vilaine Aval (UGVA) dans le cadre du Contrat Territorial de Bassin Versant 2023–2025.
Une biodiversité fragilisée, mais des perspectives de reconquête
Avant la sécheresse de 2022, le ruisseau du Pélican abritait une faune piscicole diversifiée : truite fario, vairon, loche franche et anguille.
Mais les suivis réalisés en 2023 ont révélé une forte régression, avec seulement quelques vairons et loches franches recensés.
Face à ce constat, Eaux & Vilaine agit pour restaurer durablement les habitats aquatiques, améliorer la qualité de l’eau et renforcer la résilience écologique du ruisseau face aux effets du changement climatique.
Un chantier pour retrouver le lit naturel du ruisseau
Le projet, lancé le 26 août 2025, porte sur 1 400 mètres linéaires de cours d’eau.
Les travaux consistent à :
- réintégrer le ruisseau dans son talweg originel,
- reconstituer le lit mineur à partir des substrats naturels retrouvés sur place,
- combler l’ancien lit devenu artificiel.
Une approche scientifique et historique a guidé cette restauration : l’équipe s’est appuyée sur le cadastre napoléonien, les orthophotos de 1950 et des tranchées d’exploration pour retrouver le tracé d’origine et les anciens matériaux du lit.
Des aménagements pour concilier usages et préservation
Afin d’accompagner la restauration du cours d’eau et de maintenir les usages agricoles et routiers :
- 3 ponts cadres seront installés sous une voie communale, pour maintenir la continuité du réseau routier,
- des passerelles agricoles permettront l’accès aux parcelles,
- des clôtures protégeront les berges et canaliseront le pâturage,
- et trois mares proches du ruisseau seront restaurées pour favoriser les amphibiens et autres espèces.
Des travaux portés par Eaux & Vilaine
D’un coût total estimé à 350 000 €, les travaux sont financés par : l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, le Département d’Ille-et-Vilaine, Redon Aggglomération, la Communauté de communes d’Arc Sud Bretagne, Questembert Communauté et Golfe du Morbihan – Vannes Agglomération.